• Prologue

     

    La nuit règne en maitre dans les rues brumeuses de Paris. Depuis quelques jours, le soleil ne semble s’être levé sur la capitale Française.

    Au bord de la Seine, ce long fleuve qui serpente le long de Paris, seul quelques piétons ont eu le courage de s’aventurer ici…

    La plupart d’entre eux sont des personnes âgées, venus admirer le tout petit reflet de lune sur les eaux claires de la Seine.

    Ce fleuve est constamment en activité ; des bateaux –pour la plupart de modestes bateaux mouches – circulent tout au long des journées afin de faire admirer aux touristes les splendeurs de la capitale française. Mais aujourd’hui, rien… Les touristes ont désertés Paris et pour cause ! Depuis plusieurs jours, le mauvais temps semble s’être installer à la capitale et y avoir pris gout.

    Il est bientôt l’heure du diner, et peu à peu, le quai de la Seine se vide. Les gens s’en vont, rentrent chez eux, sachant qu’un délicieux repas les attend…

    Tandis que la lune se fait encore plus haute et plus luisante dans le ciel, les bruits de Paris diminuent d’intensité.

    Le quai est maintenant désert, seuls deux hommes se trouvent là, assis sur un banc noircit par la crasse et l’humidité. Ils contemplent tout deux la Seine.

    Ces deux hommes ont l’air de retraités, l’un d’eux marche à l’aide d’une canne et l’autre a des cheveux d’une blancheur comparable à celle de la neige…

    L’homme à la canne déclare :

     

    - Il fait si froid… Rentrons !

    - Allons, Bernard, ne vois-tu pas la beauté et l’attirance de la nuit ? Si je le pouvais, je passerait ma vie à contempler le soleil disparaître derrière les montagnes laissant la lune et les étoile prendre sa place dans le ciel. On n’a pas assez d’une vie pour observer la nature et ses beautés…

    - Si tu le dis…

     

    Les deux hommes restèrent ainsi à regarder les étoiles durant plusieurs minutes. Rien ne venait troubler le regard qu’il portait vers les étoiles. Ils observaient le plafond astral tel un enfant n’ayant jamais vu les étoiles dans le ciel.

    La Seine coulait doucement, sans bruit… Le silence régnait à son tour…

     

    Rien ne venait perturber la tranquillité des deux personnages. Du moins, ils le pensaient, jusqu’à ce que…

     

    - Jacques… Murmura l’homme nommé Bernard.

    - … Oui ?

    - Dans…dans l’eau, je crois que c’est un livre qui flotte.

     

    Le dénommé Jacques se leva du banc et observa en plissant légèrement les yeux, l’eau limpide de la Seine. Il fit cela pendant plusieurs minutes et déclara ;

     

    - Je ne vois rien…

    - Juste en dessous du quai, en face.

     

    En effet, sous le quai d’en face se trouvait un livre flottant à la surface ; à cause de l’obscurité cette forme semblais être un défaut dans le mur. Mais si l’on l’observait pendant plusieurs secondes, on voyait bien qu’il s’agissait d’un livre.

     

    - Ah oui, je le vois ! Juste à côté de l’échelle de métal. S’écria Jacques. Eh beh ! Que fait-il là celui-là ?!

    - Ho… Souffla Bernard. Jacques, j’ai des graves problèmes de dos et si je m’amuse à faire le cochon pendu sur l’échelle, je vais me faire mal.

    - Qu’est ce que tu veux dire ?

    - J’aimerai tellement que tu descendes l’échelle et que tu ailles chercher ce livre qui flotte à la surface de l’eau.

    - Mais enfin Bernard, je…Je ne peux pas ! Je vais tomber à l’eau ! Et par ce froid, je ne préfère pas…

    - Mais…Jacques le livre est juste en dessous de l’échelle. Tu n’auras qu’à descendre celle-ci et à l’attraper. S’il te plait !

    Jacques réfléchi longuement à cette décision. Bernard est son meilleur ami, mais, il n’a pas très envie d’un plongeon dans la Seine glaciale. Mais cependant, les livres sont, pour Bernard des objets sacrés, et pour cause ! Il est analphabète, alors, dès que son regard croise un livre, il est obligé de demander à quelqu’un de charitable de bien vouloir lui compter ce qui est inscrit sur ces feuilles. Dès qu’une histoire lui est racontée, il la grave dans sa mémoire à jamais…

    Après un instant de réflexion, Jacques déclare dans un soupir ;

     

    - C’est bon, j’y vais…

     

    Il traversait le pont afin d’accéder à l’autre rive. Le livre est là, il n’a pas bougé il est juste en dessous de l’échelle.

    Jacques se passerait volontiers de ce petit exercice de gym, mais le livre semble l’attirer par une force étrange. Alors, il enjambe le premier échelon et commence sa descente au dessus de la Seine.

    L’eau n’était plus la même que celle qu’il avait vue toute à l’heure ; celle-ci lui semblait noire, crasseuse et méchante…

    L’échelle avait beau être en métal, cela ne prouvait pas sa solidité, Jacques descendait les échelons en mettant une oreille attentive au moindre bruit de grincement qui signalerait que l’échelle ne semblait pas être très solide.
    Mais ce grincement ne vint pas, bientôt, Jacques était au dernier échelon de l’engin métallique et ses pieds n’étaient qu’à quelques centimètres du vide…

    Tout en se tenant fermement, il fit glisser son bras gauche

     le long de l’échelle afin de saisir le livre situé en dessous. Sa main frôlait la surface de l’eau gelée, il l’a descendit encore un peu, et… saisit le livre fermement…

    Une fois le livre en main, il débuta son ascension, d’une main, il tenait le livre, de l’autre, il tenait les échelons de l’échelle métallique.

    Soudain, un coup de vent brutal vint le déséquilibrer, ses pieds glissèrent et se retrouvèrent en suspension au dessus de l’eau noire. De la sueur se froma sur son front et une vague de panique montait en lui… Il ne tenait maintenant l’échelle que d’une main…

    D’ordinaire, il serait sans doute tomber, mais sa détermination était au plus haut point et il ne lâcha pas prise.

    Enfin, quand le vent se fut calmé, il remit ses pieds sur les échelons, et remonta en douceur l’échelle métallique…

    Une fois, qu’il fut enfin sur la terre ferme, Jacques laissa échapper un soupir de soulagement. Puis, il se mit à traverser le pont.

    Maintenant qu’il avait ce mystérieux livre en main, tout lui semblait facile, il lui semblait que, ce livre lui avait livré une force surnaturelle. Finalement, peut-être a-t-il bien fait d’aller le chercher.

    A la simple vue de Jacques revenant le sourire aux lèvres avec le livre, Bernard lui adressa un sourire bienveillant qui signifiait sans doute qu’il avait bien accompli son travail.

     

    - Tu as mes sincères remerciements ! Déclara celui-çi.

    - Ce livre me paraît de plus en plus étrange ; regarde donc.

     

    En effet, le livre n’avait ni titre ni nom d’auteur. La couverture était rouge sang ; le livre semblait être très vieux et très usé…

    Bernard, ouvrit le livre à la première page ; la feuille était jaunie et très usé ; cependant, on pouvait lire très clairement :

     

    Journal d’une naufragée

     

    - C’est étrange… Murmura Jacques. On dirait que ces mots sont écrit à la main avec un simple stylo…

    - Qu’est-il écrit ?

    - Journal d’une Naufragée.

    - Le titre te parle ? Demanda Bernard.

     

    Jacques fit « non » de la tête.

     

    - Je n’ai jamais lu de livre avec un nom pareil.

    - En tout cas, l’histoire m’intrigue… Lis-là moi !


  • Commentaires

    3
    Samedi 11 Janvier 2014 à 12:35

    Ouki pas de problème ^^ Continu vite en tous cas ! 

    2
    Samedi 11 Janvier 2014 à 12:31

    Ça ne me dérange pas que tu fasses la prof au contraire !

    pour Jim et la Tamise en fait je m'étais trompé au début le personnage devait  s'appeler Jim
    Mais je trouvais ça un peu bizarre alors j'ai changé et j'ai oublié de corriger la faute !

    1
    Samedi 11 Janvier 2014 à 11:33

     

    Très bon début, j'aime beaucoup ton style d'écriture, il est fluide et agréable à lire et c'est un prologue sympa en plus ^^

     

    fait juste attention : "Jim réfléchi longuement à cette décision. Jacques est son meilleur ami, mais, il n’a pas très envie d’un plongeon dans la Tamise glaciale" Jim ? ^^ et la Tamise est un fleuve au Royaume Uni, donc bah euh, voilà quoi ^^' attention pluriel-singulier ici : "Ils observaient le plafond astral tel un enfant" et ailleurs "peut-être a-t-il bien fait " je serais toi je pense que je mettrais "avait-il" au lieu de "a-t-il". Aussi "Si je le pouvais, je passerait ma vie à contempler le soleil disparaître derrière les montagnes laissant la lune et les étoileS prendre sa place dans le ciel. " "les montagnes", c'est une 'image' où il les regarde vraiment ? même à l'époque, il n'y avait pas de montagnes à Paris ;), la lune et les étoiles, pluriel, donc leur place, je je passerait, aussi ^^ "celui-çi." pas de cédille à 'ci', c'est pas la peine ^^

    au tout début, je le met pas parce que je suis pas sûre, mais à "venus" je crois qu'il faudrait mettre un "e", 'personnes âgées' est féminin, mais je sais pas trop si c'est ça qu'on accorde ou pas ^^' et je crois que c'est tout ici ^^'

     

    Dis moi si tu veux que je ne te fasses pas le prof, ça me gênera pas, j'aime bien essayer d'aider les gens et les corriger un peu quand c'est pour la bonne cause (et là c'est le cas, tout le temps d'ailleurs quand c'est pour une histoire ^^)

     PS : ils ont de la chance de pouvoir "observer le plafond astral" à Paris, c'est un peu galère avec toutes les lumières des lampadaires de la ville, donc en vrai on voit pas grand chose ^^ 

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